Kolonizacija Slovencev v Banatu

Authors

  • Mirko Pak Geografski inštitut ZRC SAZU, Ljubljana, Slovenia

DOI:

https://doi.org/10.3986/AGS08009

Keywords:

/

Abstract

Vojvodina se sont retirés avec les troupes allemandes. Pour la plupart,
c'étaient des collaborateurs de l'occupant qui ont abandonné ainsi leurs
maisons et de vastes surfaces de terre fertile. Là s'établirent d'après
la loi de colonisation, déjà vers la fi n de l'année 1945 et plus tard, des colons
de tous les pays de notre Etat, parm i ceux-ci des Slovènes dans un nombre
considérable. Les Slovènes se sont établis dans cinq villages au Banat: Vršac,
Gudurica, Velika Greda. Banatsko Plandište et Dužine. Dans les quatre
premiers villages, bien des familles sont restées jusqu'aujourd'hui, tandis
qu'à Dužine, i l n'y a plus que quatre familles slovènes.
On peut diviser les habitants slovènes actuels des villages mentionnés
d'après le temps en deux groupes dont le plus fort avec plus de 95 % d'immigrés est composé de ceux qui s'y établirent en 1945 et jusqu'au milieu de
l'année 1946 et y arrivaient en transports. Le second est composé de colons
arrivés après cette periode jusqu'aujourd'hui. Ainsi, en 1945 et 1946, 250 familles sont venues à Vršac, 280 familles à Gudurica, 99 à Greda et 112 à
Banatsko Plandište. Somme toute, 801 familles slovènes qui sont restées au
Banat au moins quelques mois.
En général, les colons étaient des combattants de la lutte nationale
libératrice NO V et victimes de la terreur fasciste qui ont perdu pendant la
guerre tout leur bien. Assurément, i l y avait aussi beaucoup d'anciens laboureurs désirant obtenir leur partie de terre. Par conséquent, le nombre le plus
considérable des colons est tiré des contrées agraires arriérées et surpeuplées
où loin aux alentours un emploi de caractère non agraire ne fut pas possible,
surtout en Prekmurje et Bela krajina. Pourtant, la plus grande partie de
colons rentra en Slovénie justement de ces contrées, déjà quelques jours ou
semaines après. C'est là qu'i l faut chercher la cause de leur part peu considérable dans la colonisation.
Les villages au Banat établis par les Slovènes sont situés dans unités
naturelles très variées et très différentes des contrées d'où les Slovènes sont
venus. Velika Greda et Banatsko Plandište sont situés sur une terrasse
basse et stérile, tandis que le hameau Dužine est situé déjà sur le passage
sur une terrasse alluvienne. Par conséquent, la terre devient humide déjà
après une pluie insignifiante, le terrain est plat et les Slovènes abandannèrent ces colonies pour s'établir à Vršac et à Gudurica, situés tout près
des montagnes cristallines de Vršac. Leur propriété s'etend jusqu'aux montagnes de Vršac, au terrain bas alluvien le long des ruisseaux et jusqu'à la
terrase diluviale. Dans ce milieu, les Slovènes se sentaient le mieux ; là, ¡létait aussi très facile de trouver une occupation, c'est pourquoi, le nombre
des Slovènes y resta toujours très considérable jusqu'aujourd'hui.
A l'arrivée dans le Banat, tous les colons furent incorporés dans les
coopératives agricoles. Celles-ci leur labouraient la terre, rachetaient les
produits agricoles. Avan t tout, i l a fall u prêter assistance à de nombreux
colons qui, jusqu'à ce temps là, n'avaient jamais labouré la terre. La structure de profession de ces colons, demeurés jusqu'au mois de mars 1960 à Gudurica, à l'arrivée au Banat était la suivante: 15 fermiers, 8 laboureurs,
5 ouvriers, 13 jardiniers, 2 tonneliers, 2 cordonniers, 2 charrons, 2 mineurs,
1 employé, 1 maçon, 1 forgeron, 1 manipulateur de bois, 1 boucher, mécanicien. Leur structure de profession après la colonisation fut changée en: 25 paysans, 6 ouvriers, 5 laboureurs, 2 forgerons, 2 employés, 2 jardiniers,
I menuisier, 1 maçon, 1 cordonnier, 1 tonnelier. D'ailleurs, tous, à l'exception
des ouvriers, sont employés à la coopérative agricole ou sur le domaine
d'État. Ce sont des colons plus âgés. Leurs enfants sont occupés dans les
entreprises industrielles en Slovénie et forment, pour ainsi dire, le commencement d'une transplantation postérieure de toute la famille. Dans les contrats sur la colonisation de 1945 et 1946 et plus tard, est
mentionné que les colons ne devaient pas vendre la terre et la maison, les
donner à ferme, en faire cadeau, les partager etc. 15 ou 20 a;ns après la
réception. Justement, cette circonstance retient beaucoup de colons jusqu'aujourd'hui au Banat. C'est qu'en cas du départ avant l'expiration de ce délai, la terre appartiendrait à la coopérative agricole, la maison, cependant, à la
commune. Pourtant, en dépit de cela, des 801 familles slovènes en 1946, i l ne
resta que 182 ou 22,2 % des familles slovènes dans les 5 villages au Banat
jusqu'au mois de mars 1960. La plupart des colons sont rentrés immédiatement les premières années
après la colonisation; plus tard, le nombre des partants chaque année resta
le même. Les colons, qui sont rentrés les premières années après la colonisation,
rentraient en majeure partie dans les pays d'où ils immigrèrent ou dans les
anciens centres industriels. Pourtant, leur immigration se dirigea plus tard
presque exclusivement dans les plus grands centres industriels: à Ljub -
ljana 28 familles avec 76 personnes; à Maribor 28 familles avec 78 personnes;
à Celje 11 familles avec 45 personnes et à Jesenice 9 familles avec 49 personnes. Plus de 10 familles seulement immigrèrent à Apače, contrée agraire — Il familles avec 66 personnes, où régnait le même problème qu'en Vojvodina.
Ily avait ainsi au mois de mars en 1960 à Vršac 72 familles avec 207 personnes, à Gudurica 62 familles avec 231 personnes, à Velika Greda 27 familles avec 116 personnes, à Banatsko Plandište 17 familles avec 66 personnes
et à Dužine 4 familles. La plupart des colons slovènes est donc restée dans les
villages au pied des montagnes de Vršac et de Gudurica.
Pourtant, après l'écoulement de 20 années, le nombre des Slovènes diminu a même dans ces lieux. C'est à dire que le nombre des Slovènes qui sesont mis à travailler sur la terre avec acharnement est très petit. En général,
leur but unique est le retour en Slovénie ce qui sera rendu possible par
leurs enfants, déjà employés en Slovénie. 

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References

Branislav Buktirov, Vršačke planine. Novi Sad 1950.

Branislav Bukurov, Fizičko geografske i antropogeografske prilike Vojvodine. Vojvodina (1944 do 1954). Str. 7—15. Matica Srpska, Novi Sad 1954.

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Todor Milovan, Zbornik Matice srpske št. 5, str. 5'—18. Nov i Sad 1954.

Spiski o kolonizaciji, knjige državljanstva, matične knjige, katastrske mape in protokoli.

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Published

01-01-1963

How to Cite

Pak, M. 1963: Kolonizacija Slovencev v Banatu. Acta geographica Slovenica 8. https://doi.org/10.3986/AGS08009

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