Ob dvestoletnici prvih osuševalnih del na Barju

Authors

  • Anton Melik Geografski inštitut ZRC SAZU, Ljubljana, Slovenia

DOI:

https://doi.org/10.3986/AGS08001

Keywords:

/

Abstract

Dans l'introduction, l'auteur fait observer que deux cents ans se sont
passés depuis que Franc Zorn a exécuté en l'an 1762 le projet d'effectuer le
dessèchement de la première portion du Barje de Ljubljana et qu'après de
grands efforts i l obtint pour cette entreprise l'autorisation des plus hautes
autorités et l'accomplit avec succès au cours des années suivantes. Le terrain
de Zorn, nommé à l'époque suivante le «Zornovse», est par conséquent la
première portion desséchée du Barje, qui prouva pour ainsi dire aux contemporains que ce marais pouvait être desséchée et transformé de marécage en
champ fertile. Par son action de dessèchement accomplie avec succès avant
même le creusement du grand canal de Gruber, i l donna l'initiative des
travaux de dessèchement, qui s'élargirent bientôt au Barje entier.
L'auteur fait remarquer combien à propos Zorn choisit le terrain de son
premier essai de dessèchement, à savoir sur la bordure sise favorablement du
marais entier, dans la section entre les villages de Brezovica, Kozarje et
Podsmreka, dans la position au long de la grand-route Ljubljana—Trieste.
I l eut la main particulièrement hereuse en faisant creuser le canal d'écoulement principal vers la Ljubljanica en direction du canal de Gruber, conçu
et projeté plus tard, qui commence à peine à un bon kilomètre de l'extrémité du canal de Zorn.
Dans le chapitre suivant, l'auteur examine critiquement les succès du
processus de dessèchement entier, évidemment dans un bref aperçu. Ce
faisant, i l attire l'attention surtout sur le fait qu'au cours de l'accomplissement des travaux de dessèchement et d'amélioration, on laissa en vigueur
l'ancienne situation de propriété, reposant encore sur les ordonnances de
l'époque féodale, où le Barje représentait pour une grande partie, surtout à
l'est, une région inhabitée, semblable à un terrain de pâturage de montagne,
à peine utilisable pour la chasse et à une maigre pâture des bestiaux. C'est
pourquoi on n'effectua le peuplement du marais progressivement desséché
que dans une mesure minimum.
Après avoir caractérisé le contenu du nouveau projet de dessèchement,
établi après la guerre, pour la suppression des inondations et l'amélioration
des travaux de culture, l'auteur fait observer dans le chapitre suivant comment la base naturelle de la culture recommença à se transformer essentiellement. La couverture de tourbe, qui s'était formée en tant que produit du
marais qui s'était développé au fond de l'ancien lac, n'était nulle part bien
épaisse, en majeure partie guère plus de 2 m. Après son assèchement, les gens
avaient commencé relativement très vite à écarter cette couche de tourbe, la
coupant et la séchant pour le combustible des usines et le chauffage des
maisons, l'incendiant en outre au cours de la culture des champs pour obtenir
les cendres nécessaires au fumage du sol. De plus, la tourbe tombe en putréfaction au cours de la culture et à la surface de l'ancien marais il ne reste
qu'une mince couche de terre noire, en moyenne à peine de 20 cm d'épaisseur,
et en maints endroits encore moins épaisse.
A u cours des 10—20 dernières années, à la culture des champs et à la
pourriture permanente dans les procès du contact avec l'air, cette mince
couche de terre du marais a continué encore à s'amincir, obtenant une si
faible épaisseur qu'en bien des endroits, dans les champs certes foncés, commencèrent à apparaître à la surface des taches d'argile claire, qui représente
le fondement de la couverture de tourbe du marais. Cet argile est le dépôt
de l'ancien lac, qui existait dans le bassin du Barje avant la transition au
marais. Là où les eaux apportaient dans le lac une abondance de boue des
ardoises carboniques environnantes, ce fondement argileux était assez fertile. Telle est la situation dans les parties septentrionales du Barje. Mais avant
tout dans la moitié méridionale, le fondement de la couverture du marais est
une fine argile à mollusques, dépôt du lac, dans lequel s'écoulaient avant
tout les eaux de la bordure karstique et même de l'arrière-pays karstique
assez éloigné, évidemment par la voie souterraine. Cette fine argile à mollusques se compose de carbonate de calcium et consiste en de très grandes
quantités de matières calcaires, en maint endroit pour plus de la moitié,
parfois même jusqu'à 80 %. Une telle composition unilatérale ne convient pas
à la croissance. Une nouvelle difficult é surgit donc dans le marais desséché:
comment utiliser maintenant cette argile se multiplian t dans le sol du Barje?
Tant qu'i l est possible de la mélanger avec la terre noire du marais, une base
est encore donnée à l'introduction de la culture avec un mélange intensif des
différentes substances du sol. Mais qu'en sera-t-il quand le volume de la terre
noire se sera encore rétréci et qu'à sa place prédominera de plus en plus
l'argile des sédiments du lac. De toute façon, une étude détaillée de tous les
sédiments du lac de l'époque d'avant le marais sera nécessaire d'abord et
presque déjà immédiatement, cela d'autant plus que d'après les données
actuelles on sait que dans leur composition, soit dans l'horizontale soit dans
la verticale, i l y a de grandes différences en ce qui concerne la composition, la formation et la valeur biologique des sédiments.
Déjà par les données actuelles, on connaît la caractéristique biologique
inconvenable que sur le Barje s'est extrêmement étendue une mauvaise herbe,
la prèle, qui prédomine de plus en plus dans les prés et les champs et qui
est nuisible au bétail, particulièrement aux bovins. Tout cela diminue fortement la valeur du marais pour l'élevage du bétail, surtout des bovins, qui
fut jusqu'à présent le bétai l domestique le plus important. I l semble que la
prèle se soit si fortement répandue à cause de l'amincissement de la terre du
marais et de l'approche du fondement d'argile fi n à mollusques, qui accélère
excessivement sa croissance.
Pour finir, l'auteur attire encore l'attention sur les forages en profondeur, effectués dans le Barje en 1959 et 1962. Malheureusement, les résultats
de ces forages importants ne sont pas encore publiés, mais des comptes rendus faits jusqu'ici i l est visible que l'épaisseur des alluvions du marais, du
lac et fluviales dans le Barje dépasse 100 m. Avec cette constatation sont
posés aussi certains nouveaux problèmes en ce qui concerne la tectonique et
la morphogenèse du Barje, même dans le sens de la valeur pratique.
Dans le Barje s'ouvre alors aussi pour le géographe une nouvelle série
de problèmes non insignifiants, soit pratiques, surtout économiques, soit
théoriques et scientifiques. 

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Published

01-01-1963

How to Cite

Melik, A. 1963: Ob dvestoletnici prvih osuševalnih del na Barju. Acta geographica Slovenica 8. https://doi.org/10.3986/AGS08001

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